La violence est un aspect humain qui caractérise ce qu’il y a de plus naturel et instinctif chez l’homme. Néanmoins, l’organisation d’une vie en société lui a imposé certaines restrictions et réglementations qui se sont développées au fil des époques, empêchant ainsi les rapports sociaux d’être soumis au règne de la force et lui assurant une relative justice et un minimum vital de sécurité.

Paradoxalement, ce fléau reste de nos jours l’une des plus grandes préoccupations de toutes les sociétés du monde.

Nous essaierons dans une première étape d’identifier plus en détail ce phénomène ainsi que les différentes formes qu’il peut revêtir. Nous verrons ensuite quelles peuvent en être les causes et nous tenterons enfin de suggérer des mesures qui pourraient y remédier.

Depuis que l’être humain existe sur terre, la violence est un phénomène qui s’est toujours fait connaître sous une forme ou sous une autre. Aussi, les deux fils de notre ancêtre Adam nous ont en fournit la toute première preuve en s’entretuant pour l’appropriation de leur soeur.

Dans ce contexte, la violence pourrait être définie comme le fruit primitif de la rivalité.

Elle est en ce sens, l’unique moyen pour un homme dans son état naturel (primal) d’atteindre ses objectifs dans la mesure où elle le régresse à son état animal à chaque fois qu’il utilise son intelligence, quel qu’en soit le degré, et qu’il concrètise ses pensées en déployant sa force physique soit pour attraper une proie dont il va se nourir, pour se débarasser d’un éventuel ennemi ou rival, ou simplement pour se protéger d’un danger.

Il est difficile de donner une parfaite défintion de la violence, car en réalité, sa perception est variable selon les groupes sociaux, les cultures, les situations et les époques historiques.

En effet, une définition restrictive, ne retiendrait de la violence que l’agressivité physique.

Une définition plus large pourrait cependant y inclure d’autres formes plus modernes de perturbations de l’ordre social et des déstinées individuelles qui se sont developpées à travers les diffèrentes phases du progrès humain, telles que la criminalité ou la guerre.

A notre époque, il est effectivement beaucoup plus question de violence médiatique. Forme sofistiquée de la violence que l’on voit se produire sur nos écrans de télévision ou sur internet, sous forme ou bien de films d’action, de scènes de combats ou encore d’images pleines d’immoralités et de monstruosités qui envahissent les esprits des plus jeunes, en sallissant la pureté de leurs âmes innocentes et en provoquant chez eux troubles mentaux et tendances aux crimes, qui se concrétisent par la délinquence juvenille, la violence scolaire ou domestique, ou même par l’homicide.

Les milieux professionnels présentent à leur tour des formes de violence rarement physiques mais majoritairement morales, qui découlent des concurrences internes ou externes dans les entreprises, des rapports hierarchiques conflictuels, ainsi que des manigances et des manoeuvres intriguantes.

Ajoutons à cette liste une forme très discutée de violence, dite contre la femme, et qui fait l’objet de nombreuses manifestations de lutte étatiques et associatives mais qui ne constitue en fait qu’une petite catégorie des types de crimes que combattent les sociétés.

Nous en venons à présent aux causes de la violence. Celles-ci sont de différentes sortes et sont pour la plupart du fait de la société elle même.

Nous en noterons tout d’abord la frustration éducationnelle qui, infligée par les milieux familiaux ou scolaires, provoque chez les enfants en question des psychopathologies les amenant à comettre les pires actes criminels ou du moins à des maladies nerveuses de moindre gravité pouvant aussi se traduire par telles ou telles formes d’agressivité.

Toutefois, rappelons dans ce cadre l’importance du rôle que joue la télévision quant aux consèquences éducatives qu’elle peut avoir sur les enfants ainsi que sur les personnes facilement influençables.

La frustration sexuelle est aussi à noter parmi cette catégorie de causes psychiques de la violence.

A côté de cela, il est nécéssaire de signaler que le stress qui, considéré comme étant la maladie du siécle, pousse les personnes tout à fait normales qui le subissent à manifester des révoltes parfois très agressives.

Vient ensuite le phénomène de l’accoutumance aux différentes sortes de drogues et à l’alcool qui déclenche chez les consommateurs des crises très violemment éxprimées une fois que ceux-ci sont en état de manque.

Par ailleurs, il est important d’observer la frustration martérielle en tant que cause sociale de ce fléau.

En effet, en guise d’illustration, ceci se démontre assez facilement lorsque l’on voit un jeune fils de riche rouler dans une voiture de luxe et nager dans l’aisance de la vie, passer a côté d’un vieil homme dépourvu des plus primaires de ses besoins.

La pauvreté est en ce sens souvent considérée à tort comme la légitimité du crime.

Concernant les solutions que l’on pourrait suggérer, il faut insister sur l’aspect éducationnel du problème car avant tout, l’être humain n’est pas une machine et a autant plus besoin d’affection de la part de son environnement pour s’intégrer dans la société que de nourriture pour vivre.

D’autre part, il est indispensable de sensibiliser les médias afin de revérifier les contenus des programmes qu’ils diffusent.

Ceci dit, la répartition des revenus est aussi un aspect très important qu’il serait nécéssaire de remettre en cause, vues les immenses inégalités qui éxistent dans la quasi-totalité des sociétés du monde et qui sans nul doute contribuent à la propagation de fléaux sociaux ainsi qu’économiques.

De plus, les systèmes judiciaires dans bien des pays sont mis dans le rang des accusés. En effet, dans des conditions de corruption où les crimes ne sont presque jamais loyalement sanctionnés, les infracteurs sont souvent tentés par la récidive.

Il serait en outre juste de favoriser les efforts fournis par les Etats dans le domaine de la sécurité, en apportant des moyens d’aides toujours plus efficaces et en initiant les officiers et les agents à des techniques toujours plus récentes et pratiques.

Pour conclure, retenons que tous les constats et toutes les analyses qui se font à ce sujet, toutes les actions préventives contre les différentes formes de la violence ainsi que toutes les prouesses qui s’accomplissent jour après jour dans le domaine de la sécurité, sont bénéfiques à l’amélioration de notre cadre de vie qui a tant besoin de calme et de sérénité et aboutissent à un environnement sécurisant où la paix et la prospérité deviennent progressivement accessibles à tous. Mais retenons aussi que par nature, nous portons la violence en nous, et qu’elle s’accomplie forcement dans tel ou tel de nos actes.

Aussi faut-il se convaincre du fait qu’il y aura toujours des crimes, toujours des guerres, toujours des affrontements de différents ordres et toujours des défaillances sociales, mais qu’il y aura aussi toujours des moments de joie, de bonheur, de paix, de sécurité et même pourquoi pas, de justice!

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